Vacataires Précaires, Étudiants Solidaires (Français)

Ça fait 6 mois que j’ai commencé les cours à l’univeristé. 6 mois que j’apprends tous les jours dans un pays qui n’est pas le mien mais qui m’a instruit depuis l’âge de 3 ans. 6 mois de comprendre que la bureaucratie existe partout, 6 mois de voir que même en étant un Pays du « premier monde » il y a de nombreux problèmes a résoudre… Ces 6 mois j’ai aussi étudié moins de ce que j’aurai voulu. Oui… ça fait déjà 6 semaines que je n’ai pas de « travaix dirigés » a cause de la grève légitime des vacataires.

« Les Boursiers sont a l’origine des problèmes économiques de l’université » est quelque chose implicitement dit dans la réponse de l’université aux demandes des vacataires. Ce serait à cause d’un grand nombre de boursiers que l’université n’aurait pas de ressources.
Comme boursière en France ceci m’a touché personnellement. ¿Serait on entrain de me dire qu’à cause d’une bourse que le gouvernement m’à offert car ils voulaient que j’étudie en France, je ne peux plus étudier correctement car il n’y a plus de fonds ?
Et au delà de que ceci m’ai choqué personnellement, les réponses de l’administration universitaire ne furent pas bien recues par les professeurs, les étudiants…
Car en vérité ces « réponses » n’étaient pas des véritables réponses mais des « excuses » pour sortir les pieds du plat sans satisfaire les besoins.IMG_9938

Une mobilisation d’indignés:

Le 12 février 2015 un groupe d’étudiants et vacataires (et quelques titulaires et extérieurs aussi), indignés et combattants, sommes allés face aux bureaux de l’université. La réponse a la « non réponse » de l’université fut lu a haute voix. Et tant qu’on y est je voulais remarquer que cette « non réponse » a été signé par « l’équipe présidentielle » … mais cette équipe a plus d’air d’être un ennemi qui est de l’autre côté de la barricade, qui ne veut pas collaborer. Une équipe qui ne rend pas honneur a ses devoirs et promesses, qui ne fait pas ce qu’elle a à faire, qui ne paye pas, ce n’est pas une équipe dans laquelle nous pouvons déposer notre confiance.

Les vacataires, par définition, sont des personnes appelés par l’université pour remplir une fonction déterminé pour un temps limité et qui n’est pas susceptible de se répéter. Or dans mon avis assurer 4 cours dans la semaine pour 2 semestres ne coïncide pas avec cette définition. Donc l’université n’est non seulement entrain de mal agir en ne pas payant les vacataires mais aussi est entrain de faire une mauvaise utilisation du terme « vacataire ».
Les revendications des vacataires ne sont donc pas seulement matérielles mais elles cherchent aussi des meilleures conditions de travail, d’apprentissage…

Une réponse non satisfaisante:

Après avoir entendu la lecture de la carte ouverte, le petit groupe de personnes réunies face a la DRH commence a crier : « Vacataires Précaires, Étudiants Solidaires » et quelqu’un vers le fond de cette masse commence a parler. C’était Pierre-Yves Péguy, Vice président élu au conseil d’administration dans le domaine des finances… (http://www.univ-lyon2.fr/universite/gouvernance/pierre-yves-peguy-456355.kjsp?RH=Gouvernance). On lui demande de venir au centre de la masse pour qu’il soit mieux entendu par tous, et il le fait. Ce sera le porte parole pour répondre a la carte et donner bien sur sa version des faits. Je suis contente par ça car quelqu’un c’est décidé de venir nous écouter et comme élève après avoir presque une seule version des faits je voudrait avoir une opinion plus globale du thème.IMG_9943

M. Peguy commence par dire que TOUS les dossiers des vacataires ont été instruits. Il le répète 3 fois pour montrer l’importance de ce qu’il dit et l’avancé des mesures prises. Quelqu’un face a moi dit d’un ton sarcastique : Pouviez vous le répéter encore une fois ?
L’homme interpelé dit donc que les contrats sont faits et que les vacataires (M.Péguy utilise le terme de « les intéressés » : je me demande si l’université est donc pas intéressé par toute cette histoire) avaient été notifiés. Ils seraient au nombre de 26 a devoir signer les contrats. Les vacataires rient et une des intéressés dit : Nous devirions le savoir et les avoir pour pouvoir les signer !
M. Peguy continue de parler et dit que des trains de paye ont été instaurés et que les vacataires devraient recevoir un acompte « dès le moi de février ». Une vacataire visiblement fâché s’exprime : Des acomptes pour des heures qui ont déjà été effectués ???? C’est quoi cette histoire !!!!???
Le vice président répond alors en disant : « c’est pas l’idéal, je suis d’accord… mais voyez bien que dès le moi de février vous aurez les acomptes, pas en mars. Les trains de paye ont été mis en place exceptionnellement pour honorer ce qui est dû, vous entendez ce que je dis ? Honorer ce qui était dû . Ceci se fera donc pour le mois de février.
Une autre personne dans le groupe crie donc : « ce ne sont donc pas des acomptes ! »
M.Péguy répond par ceci : « Oui… car ce n’est pas un payement entier du salaire. »
La vacataire qui tient un bout de la pancarte dit : « Et pour les vacataires qui n’ont pas été payés en 2013 et 2014 ça se passe comment ? ».
Je suis surprise… C’est donc depuis 2013 que les payements n’ont pas été faits !
M.Péguy esquive la question et dit : « Cela va dépendre des délais des établissements bancaires, vous recevrais vos acomptes dans les délais bancaires ». Le groupe commence a s’agiter mais « l’orateur » parle plus fort et passe au point suivant : le jury qui examine les notes (et aurait du se réunir le 6 février et ne l’a pas fait jusqu’à maintenant).
On le hue car tout le monde sait que sans les notations et avec la rétention des notes le jury n’aura aucun intérêt a se réunir. Une fois de plus la foule crie : « Vacataires Précaires, étudiants solidaires ! ».IMG_9940

M.Péguy a considéré important de le signaler car il a reçu de nombreux mails d’élèves qui veulent savoir quand ils auront leurs noter et qui se préoccupent de la situation (pierre-yves.peguy@univ-lyon2.fr). Mais encore une fois il est interrompu, une vacataire lève la voix et dit : « Les élèves vous écrivent car nous leurs avont demandé de le faire et ils se préoccupent de leur éducation… après tout, c’est leur éducation ».
La réponse de M.Péguy me surprend encore une fois. Ce ne sont que les jurys de 1ère a 4ème année de psychologie qui vont se réunir et pourront transmettre les notes le 23 février… Pour M.Péguy il était important de faire le point sur ces avancés. Mais les vacataires ne lâchent pas prise et disent : « il est plus important d’apprendre que d’être noté » et un élève les soutient et prenant la parole aussi : « On se fiche des notes, c’est les cours qu’on veut ». M.Péguy dit alors : « Ah ! Vous ne voulez pas être notés ? Bon… »

Une femme dans la foule crie alors : « Ce n’est pas l’objet de la réunion ! Ce problème ne serait pas apparu si vous auriez agi correctement depuis le début ! Nous attendons des réponses aux questions de base et au cœur du sujet. Vous parlez des jurys mais ce n’est pas notre problème, c’est votre problème et c’est a vous de le résoudre. »

Après cet échange on passe a un autre point évoqué dans la carte : Est-ce que ce même problème va se reproduire dans les années à suivre ? M.Peguy commence donc a parler du futur et a dire quels sont les choses que la direction prévoit pour que ceci ne se reproduise pas l’année prochaine. Mais il semble que ce problème c’est déjà reproduit dans le pasé donc une vacataire qui a l’air d’être une des porte paroles du groupe dit : « Quand est ce que vous allez assumer que cette situation cataclysmique est de votre faute ? Au lieu de parler de vos supérieurs ou inférieurs voyez que vous avez voulu cette situation, vous avez voulu l’autonomie, nous avions été là et nous avons vu que vous avez défendu ce nouveau système donc maintenant assumez le ! ».
Le groupe de personnes réunies fait du bruit, applaudit et crie en support de ce qui vient d’être dit. Des personnes dans les bâtiments regardent par les fenêtres, deux agents de sécurité arrivent avec des motos mais partent vite en voyant que ce n’est pas une bagarre mais une conversation. Les personnes dans les fenêtres par contre continuent de regarder.

Même si il y a des différences de points de vue cette conversation n’est pas sans sarcasmes, rires et blagues … Mais bien sur, le cœur du sujet est sérieux et on y retourne rapidement : les contrats, les payements… M.Péguy dit : « Il faut qu’on soit clairs sur un sujet, pour que ceci ne se reproduise pas l’année prochaine, la constitution des dossiers des élèves doit se faire avant le mois de Juillet pour qu’on puisse prévoir le nombre de TD à ouvrir et combien de vacataires devront être convoqués. Parce que nous ne savons pas toujours a temps, même pas avant le mois de septembre. Donc dans la mesure du possible c’est ce que l’on fera. »

Une fois de plus la porte parole dit : « imaginez vous que nous les vacataires arrivons en septembre et disions : « DansIMG_9942 la mesure du possible nous tenterons d’assurer nos cours. Haha, … c’est notre boulot ! Nous l’avons assumé, maintenant c’est l’heure de que vous assumiez le votre ! … Donc ne dites pas que vous allez faire de votre mieux pour nous donner un contrat, ça fait partie de votre travail ! ». Quelqu’un d’autre dans la foule la soutient et dit : « Vous êtes un responsable, vous ne devez pas essayer, vous devez assurer… Si vous ne pouvez pas le faire donc démissionez ! ». Il semble que M.Péguy connaît bien la personne qui vient de parler car il lui répond par nom en lui disant : « Ce n’est pas aussi simple que ça. 290 000 heures à gérer ne se fait pas d’immédiat. » On lui répète donc : Démissionnez alors ! Ce sont déjà plusieurs années que nous savons que vous êtes incompétent et nous ne comprenions toujours pas comment vous êtes arrivé a ce grade de responsabilité. » Le reste de la foule rie pendant que la bagarre vocale entre ces 2 individus continue. L’un parle de la complexité et l’autre répond : « Il semblerait que cette complexité est entrain de vous écraser ! ». Et l’échange rebondis car M.Péguy répond : « Je pensais que j’étais entrain de parler a des personnes qui comprennent la complexité du cas. » et M.Vichy lui réfute : « Je la comprends et beaucoup plus que vous. ».

D’autres personnes interviennent alors avec les thèmes de complexité, actions, capacités, devoirs, et a tout ceci M.Péguy répond : « Autant que possible ».

M.Péguy essaye de passer a un autre point : « Le contrat stipule [On entend des rires car personne a vu ce fameux contrat] que les responsabilités des vacataires contiennent l’aide en cas de besoin dans les CM donc la revendication sur ce thème n’est pas valide ».
Une des vacataires qui a le plus parlé dit depuis le front de la masse : « Si ceci est le cas vous devriez quand même nous payer pour ces heures et pas les considérer comme des responsabilités annexes ! »
M.Peguy essaye de ne pas répondre directement en disant : « Les vacataires sont invités a le faite… » Et donc rapidement la porte parole dit : « Si nous sommes invités a le faire nous alons donc décliner gentiment l’invitation… »
Il semble que M.Péguy n’ai pas entendu car il continue a parler en disant que c’est le même cas pour les CM, les corrections et supervisions des examens.
Mais ceci ne plait pas aux vacataires qui ne sont pas d’accord avec ces « travaux gratuits » qui sont supposément dans les responsabilités. En plus l’un d’eux dit : « Quand il y a des examens, parfois nous sommes que des vacataires dans la salle ce qui est illégal… » (Quelqu’un derrière mois chuchote « Vous avez le droit de le contester » … c’est vrai, jusqu’à maintenant il n’y a qu’un élève qui s’est exprimé mais je pense que le fait d’être là est déjà un soutien utile.)
On demande a M.Péguy de trouver le texte où ses responsabilités sont marqués et seulement là on lui croira.

IMG_9952Un autre aspect sur la carte est évoqué et M.Peguy dit que celui ci n’a pas été bien compris par les vacataires.
Indignés l’un d’eux dit : « Bien sut, Nous sommes la classe populaire qui ne comprend rien. Mais nous sommes le suffisamment intelligents pour comprendre que travailler gratuitement n’est pas bien. » Et M.Péguy essaye encore de faire une conversation avec cette personne en particulier mais une autre vacataire intercepte et dit : « Ne parlez pas seulement a une personne, nous sommes tous ici et voulons tous des réponses. »
Donc la conversation continue et M.Péguy re parle des inscriptions tardives, des instructions des supérieurs…
Il semble que quelqu’un n’en peut plus avec le manque de réponses et crie : « Vous êtes entrain de nous dire que c’est notre faute et qu’en plus il faut que nous comprenions vos galères ! On s’en fiche ! C’est votre boulot ! Nous voulons des bonnes conditions d’études, nous voulons que nos vacataires soient payés et qu’ils aient des bonnes conditions de travail ! … c’est tout… Ce qu’on demande c’est pas compliqué, nous ne voulons pas que vous nous expliquiez la situation compliqué, ça se voit a votre costard que c’est compliqué pour vous… »

De là la conversation a viré dans une autre direction et M.Péguy a dit : « Autre chose de laquelle je voulais parler est « l’honnêteté intellectuelle » ». Toutes les personnes autour de lui disent : OOOOH ! Ils applaudissent et rien… M.Péguy commence donc a reprendre ses mots précédents pour montrer qu’il n’avait pas dit que les vacataires était coupables des problèmes.

Certains lui répondre qu’il n’a qu’à aller chercher de l’aide a des entreprises ou ailleurs puisque ceci c’est déjà fait dans le passé. Mais ce n’est pas aussi facile.
Donc on lui demande d’éliminer le coût d’inscription des vacataires aux cours de masters. Mais la possibilité d’exonération de frais d’inscription s’ouvre quand on assure 153 heures de cours et seuls les vacataires dans le domaine d’administration ont la sécurité de ne pas payer l’inscription.
Aucune réponse satisfaisante a donc été donné, les revendications continuent d’arriver et M.Péguy continue d’y répondre tandis que 2 autres personnes avec des dossiers dans les mains observent silencieusement. Il semble qu’ils font partie de l’administration aussi.
L’un d’eux est M.Goux (
http://www.univ-lyon2.fr/universite/gouvernance/jean-francois-goux-551645.kjsp?RH=Gouvernance&RF=Gouvernance)Sun at uni et il aurait estimé les heures travaillés par les vacataires en ajoutant les heures des taches annexes et préparation. Si les vacataires donnent en moyenne 96 heures de cours, en multipliant par 4 (estimant les heures de taches annexes…) on obtient 384 heures ce qui rend nécessaire l’exonération des frais d’inscription. M.Péguy répond a ceci en disant : « Pourquoi pas ». Ses réponses, bien mesurés ne disent ni oui ni non. Ne voulant pas se compromètre mais ne voulant pas fâcher plus les présents il contourne les questions et dit toujours : « Autant que possible », « Pourquoi pas. » … Tout le monde applaudit et quelques uns crient : « Quel progrès ! »
Face a cela M.Péguy s’exprime : « Je pourrai dire : Bien sur, je vous soutiens… mais non, je dis pourquoi pas car il faut prendre en compte le nombre de personnes que cela implique et l’impact budgétaire. La loi dit en effet que pour un travail fait un payement est dû mais elle ne dit pas qu’il faut une exonération, donc soyons clairs sur ce point. »

Lors de cette conversation il semblait impossible que les partis se mettent d’accord sur ce point donc on passe au suivant. Une vacataire dit : « Vous voulez faire de Lyon 2 une des 10 meilleures universités d’Europe. Comment pouvez vous faire ça en sachant que vos vacataires ne sont pas payés ? Comment allez vous faire ? «
Ceci m’a surpris aussi. Je ne savais par que c’était un but de Lyon 2 et je pense qu’aujourd’hui nous sommes très loin de ceci.
La réponse de M.Péguy me surprend aussi : « Ne dites pas que nous n’avons pas de ressources pour pouvoir le faire, nous avons des ressources limités certes mais il ne faut pas aller jusqu’à l’extrème de dire que nous n’avons pas les ressources ». Pourquoi ne payent ils pas les vacataires alors ?

Vacataires Précaires

Autant que possible Ça s’ameliorera:

Nous sommes entrain de tourner autour du pot et sans de réponses il est l’heure que quelqu’un prenne l’initiative. Une des vacataires prend la carte dirigé a la direction qui a été lu au début de la réunion. Elle lit chacune des demandes une par une et M.Péguy doit il répondre directement. Une grande partie de ces réponses est : « Autant que possible ». Mais cette réponse n’est pas du tout satisfaisante. Sans salaire, endettés, beaucoup des vacataires ont dû aller au secours populaire ou faire la fin des marchés pour trouver de la nourriture. Penser que mes professeurs passent pour ceci pour mon éducation me brise le cœur. Ceci n’est pas normal du tout.
De plus, la direction, personnifié ici par M.Péguy les traite de « cas exceptionnels », mais selon moi 60 vacataires ne sont pas des cas exceptionnels !
Déçue par les réponses, sans conclusions, je trouve un point positif a tout ceci. Une équipe qui se soutient émerge. Des professeurs titulaires sont ici, des élèves, des vacataires, des personnes extérieures et au moins quelqu’un qui est venu parler avec nous même si elle n’a pas répondu… espérons que ceci soit un cas exceptionnel et que dans les années a suivre cet événement de grève ne doive pas se répéter.

La conversation de plus d’une heure et demi dans la rue face a la DRH c’est fini. Quelques uns restent parler, d’autres affichent des pancartes… il n’y aura pas de marche comme la dernière fois jusqu’au campus de Bron ou dans le campus des Quais mais les questions continuent d’être d’actualité, les poches continuent d’être vides, les personnes ne cessent d’être indignés.
Une situation non résolue par les directifs, nous devons attendre et ne pas descendre les bras. Avec rien d’autre a notre disposition (la grève était la dernière ressource) il faut juste espérer que os forces ne se terminent pas.
Même si je suis aussi fatigué de cette grève je suis contente d’avoir pu la soutenir, d’avoir pu partager ce que j’ai vécu, vu et compris. Et le Hashtagg #JeSuisPrécaire de mon premier Blog (https://notasdelviejocontinente.wordpress.com/2015/01/24/jesuisprecaire-2/) était bel et bien affiché pendant cette manifestation. Mission nº accomplie. Si les vacataires sont contents de mon soutien je peux sourire au milieu de cette situation loin d’être désirable. IMG_9947

Une continuation Incertaine:

         Le 22 février 2015 je reçois un mail d’un de mes professeurs. Il nous dit que la situation est loin d’être amélioré (il n’a encore pas de contrat de travail ni de salaire) mais il a décidé de reprendre les cours. Il nous explique que maintenir la grève est devenu insoutenable et compliqué pour lui autant que pour nous les élèves.

Peu de temps après, l’un de mes camarades de classe nous envoi un courrier en réponse du précédent, il traite l’abandon de la grève d’erreur stratégique.
Je comprends son point de vue, mais au même temps, après un demi semestre sans cours, si on continue d’allonger la grève ceci deviendra encore plus dur, et récupérer le temps perdu sera impossible.
C’était mon tour de faire l’exposé la semaine de reprise des cours et je me demandais comment j’allais bien la faire quand je reçois un nouveau mail le 23 février 2015 intitulé: fausse alarme.
Mon prof n’agit pas tout seul, et le collectif des vacataires précaires a décidé de prolonger la grève d’une semaine jusqu’au début mars.
Je ne dois donc pas faire de façon pressé mon exposé mais je me demande jusqu’à quand on devra être face a cette insécurité de la grève…IMG_9955

La grève des vacataires n’est pas la seule a diminuer nos heures de cours. La semaine avant les vacances un de mes professeurs n’est pas venu en cours un jeudi de 18 a 20 heures. Des vacances prolongés?
De plus, une semaine avant cela un cours magistral du jeudi fut annulé sans que les élèves soient au courant. 300 élèves attendant dans un amphithéâtre jusqu’à 14H30 (une demie heure après le supposé début du cours), les personnes commencent a partir. les élèves les plus engagés prennent la parole et nous rappellent qu’il y a des mobilisations étudiantes en soutien des vacataires…

La situation devient épuisante, la grève insoutenable, même les élèves les moins studieux veulent le retour des cours.

Un de mes profs titulaires nous a dit que le jury (qui aurait du se réunir il y a 1 mois) allait se réunir le 3 mars. Mais avec la rétention des notes et pleins de cours marqués comme défaillants le jury ne s’est encore pas tenu. Pour les boursiers comme moi ceci est un problème, on nous demande nos notes et nous les avons pas, une menace d’arrêt de bourse se présente, de coupure ou de cessation définitive est en vue.
Selon ce même prof les cours devraient néanmoins reprendre car les trains de paye sont en marche et certains vacataires ont déjà reçu un premier payement.IMG_9953

On verra ce qui en sort mais pour l’instant les choses vont pas bien, la grève fini sa 6eme semaine et les progrès ne sont pas visibles.
Je continue mon soutien aux vacataires, j’essaye de prendre action pour mon éducation mais ma voix diminue sa force, les énergies s’épuisent peu a peu, les ressources diminuent… ON CONTINUE QUAND MÊME LA LUTTE … VACATAIRES PRÉCAIRES ETUDIANTS SOLIDAIRES.

Pour en savoir plus:

http://campus.lemonde.fr/campus/article/2015/02/26/la-longue-crise-a-lyon-2-illustre-le-malaise-des-etudiants-vacataires_4583472_4401467.html

http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Universite/Nouvelle-mobilisation-des-enseignants-vacataires-ce-jeudi

http://www.humanite.fr/lyon-ii-pas-de-salaire-pour-les-vacataires-565693

 
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